SOMMAIRE

Affichage des articles dont le libellé est ECRITURES. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ECRITURES. Afficher tous les articles

dimanche 28 août 2016

FLOTTER


 Les oiseaux du silence







PLACE AU SILENCE
(à déclamer voix vive sur la place publique)


Chanter les histoires
Applaudir les arbres
Récifs lyriques
Une chambre à soi

Inclasser les arts
Etaler les présences
Entrer mesdames
Enchambrer l'existence

Être poésie
Trôner pour soi
Ronfler le moteur
Venter pieds nus

Chuchoter les ocres
Envoiler les rires

Les oiseaux du silence


(écrit dans le cadre d'un atelier ecriture gravure à Sète 
dans le cadre du festival Voix Vives
animé par Annie- Mahé-Gibert et Juliette, le 28 juillet 2016
En échos à la rencontre avec le poète R.BADESCU





A la croisée des chemins



Je viens d'un pays où le crépi rend les gens rugueux

Origine tu me suis jusque sous le ciel bleu
roches veineuses
du vent dans les magnolias
carrelage aux entrelacs voyageurs
platanes élagués à l'excès

Explorer le ciel des possibles
avion
nuages
montages
voyages
odeurs
marchés
dessiner
hamac

se balancer

Origine je te fuis
face à la rivière
remonter la pente du dernier bus raté
traverser la glaise crépitante
se cacher dans les marges
parc du saut du loup

Origine où es-tu ?
Grottes préhistoriques
chemins de traverse
corde à linge
glanage et fils tendus
costa brava ruelles tourangelles algériennes belges

pas à pas je déploie ma cartographie
et dans les labyrinthes de pierre, je coule comme une rivière.


Texte écrit en atelier d'écriture animé par Florentine Rey à Sète
Dans le cadre du festival VOIX VIVES / 26 juillet2016




mercredi 16 septembre 2015

CREATION ACTION


C'est la rentrée 2015 /16 !

 Avec la reprise des ateliers ÉCRITURES ET ARTS PLASTIQUES  EN EXPO


' Création Action '
Avec vernissage participatif !!

Nous vous invitons à venir voir les productions d’ateliers
Des dessins d’Agnès
Des textes d’Aurélie

Se rencontrer, parler autour d’un verre, regarder et expérimenter !
Nous vous proposerons de tester la résonance, votre résonance « arts plastiques et écritures »…
Des propositions rapides, ouvertes, qui vous donneront une idée du travail en atelier.
Qui veut essayer, essaie !

C’est le Mardi 29 septembre
à La Pizzeria Belfort, 2 rue Bertrand de Born
A partir de 18h


 LES ATELIERS DU MARDI ... c'est...

Pour qui  ? Pour celles et ceux, qui, comme nous, ont envie de raconter des histoires, de créer des univers, d’inventer  des personnages avec de la matière plastique et littéraire.
Pour quoi ? Pour ouvrir des espaces, pour déplacer des lignes, pour explorer des territoires…
Où ? Pizzeria Belfort, 2 rue Bertrand de Born à Toulouse
Quand ? 1 mardi sur 2, de 18h à 20h

Calendrier
Mardi 29 septembre
13 et 27 octobre
10 et 24 novembre 



Durée? 2H
Combien ? 15 € l’atelier (2 intervenantes et matériel fourni)
Comment ? en vous inscrivant auprès d’Agnès ou d’Aurélie
Agnès 06 16 27 26 65
Aurélie 06 81 51 31 06 – lesmotsalapelle@gmail.com


Quelques photos du vernissage, merci à tous ceux qui sont passés 
pour leurs retours et leurs création !!!
























Merci à Hafid et Zoubir pour leur accueil !

mardi 4 août 2015

Paysages corporels





Tissages en peinture et écriture !




 'COMBAT CACTUS' en processus




La voie du son


Comme des talons éventés, les sirènes tonitruantes saturent d'appels d'absents.

Comme elle haut parlait sur l'asphalte son équilibre en bois mouvant, 

des images délavées grelottaient à s'en dissoudre dans l'océan.

Comme le tempo s'évaporait dans la foule de poussière, elle désillusionnait.

Lourde comme un cargo remplit de vent, elle esquisse une échappée.

Le crépitement percussif des rappels embrumés lui éloignait sa marée.

Surplombant les vibrations, elle ruisselle de cris d'espoir !













 ' Mémoires vives '



Le mensonge de la nuit

Le mensonge est la séduction afin d'empêcher le héros de partir

Cacher le truc pour oser revenir à l'illusion.

A la mer, le baigneur face à la montagne

face à l'imposture de ses rêves, il s'est trompé

il s'est pincé

il en a rit

pour recommencer à tomber.

Elle hait la trahison,

la ruse est le singe de la nuit.


Le mensonge et la séduction empêchent notre héros de partir se cacher !

Le truc c'est d'oser

revenir à l'illusion maritime.

Un crabe.

La baigneuse dos à la montagne

Quelle imposture !

Ces rêves trompeurs pincent

Il rit

Elle recommence

Il tombe

Elle le hait

Il trahit sa ruse

Le singe crie dans la nuit.





 ...Peintures en cours...





 Cheminement enneigé 


L'horizon est gris

le boulevard aussi

Sa voiture avait dû lui couter une petite fortune.

Comme il rentrait du travail il s'évadait en sifflotant au rythme des vrombissements de son moteur.

Dans le hall de l'immeuble à la porte vitrée une femme encapuchée fume une cigarette.

Les gamins avaient froid et lançaient des boules de neige par terre.

Elle comptait les impacts.

Le temps est froid mais il a enfourché sa bicyclette, il aime le bruit des roues dans la neige fondue.

Elle aime le gris de cette neige salie.

Ils aiment les éclaboussures que cela produit.

Il va rejoindre ses collègues programmateurs au bar du quartier mais 

il y va en voiture car il aime sillonner le boulevard à l'abri des regards.

Les immeubles sont hauts, les fenêtres embuées.

Le feu est rouge, il pétille à l'idée de redémarrer… 3, 2, 1

Ses collègues accélèrent la cadence

1 bière, 2 bières, 3 bières

Les voilà saoulés qu'il n'est pas encore arrivé... 

Le boulevard dans l'autre sens, d'autres images à explorer, un vélo passe.



vendredi 20 mars 2015

Cartographie à l'horizon

Quelques retours de l'atelier ECRITURES ET ARTS PLASTIQUES
qui a lieu un mercredi sur 2 à la pizzeria Belfort
2ème session du 17 mars sur le thème 'cartographie à l'horizon'


C'est décidé, j'ai décidé la sortie du labyrinthe, 
le labyrinthe et tous ses zig zag où se perdre ne ressemble plus à un jeu 
où chaque chemin s’émiettait sous mes pas, où chaque jour mon cœur palpitant 
rêvaient qu'au prochain carrefour mes yeux s’éblouiraient des étendues immenses 
des paysages que je découvre avec émerveillement. 
Depuis que je suis partie j'ai pris de la hauteur, je voyage car je vois chaque jour un nouveau monde.
Aurais-je imaginé un jour que l'écriture me sauverai la vie ?



C'est décidé, mon cœur émietté me dicte de suivre ce chemin et de chercher de toutes mes forces la sortie de ce labyrinthe. 
Ce devrait être une aventure palpitante, à condition de ne pas me perdre au 1er carrefour. 
Je chercherai en vain le rouge des balises de cette étendue déserte. Rien, absolument rien à hauteur des yeux. 
Exercice ancestral pratiqué de tout temps par les aborigènes, zigzagant à travers l'espace sans jamais se soucier du travail d'écriture. 
S'en remettent-ils seulement à un organe surnuméraire qui semble les conduire sur les pistes ?

 
C'est décidé, il part librement
en passant par tous les chemins,
ancestral, le cœur palpite de joie
il voulait se perdre et se retrouver
en arrivant au carrefour, à la sortie du labyrinthe
sans zigzag ses organes sont devenus rouges
à cette hauteur, il y avait l'écriture d'une histoire,
émietté, épuisé, il s'est étendu en se demandant
quand va-t-il arriver à voir les horizons ?



C'est décidé mon cœur, je pars

enfin j'arrive

C'est palpitant de faire ce premier pas

de se sentir à un carrefour de vie

vais-je m'y perdre

cette grande étendue zigzagante m'emporte

au rythme des battements et soubresauts de mes organes

échos des cavernes

ancestrale sensation de boom boom

Tout est rouge

rouge vif, rouge tomate, rouge colère

rouge d'envie d'avancer

vers ce premier pas

tendu, en tension

lâche, non

je prends de la hauteur,

envie de faire une photo, de se souvenir, de fixer ce souvenir

mais non, tout est mouvement

j'émiette mes souvenirs sur la route comme pour ne pas me perdre

Où ets la sortie, méandres de mon coeur, le sais-tu ?

Labyrinthik, anakronik lethargik je m'agite

j'arpente le dédale organik de mon espoir les yeux fermés

enclin à trouver une porte de sortie

le chemin est là et là ou là

prends en un…

bat mon cœur joue et apprécie

pourquoi j'écris ?





Prochaines sessions, de 18H à 20H :
Mardi 21 avril
Mardi 5 mai
Mardi 19 mai


lundi 23 février 2015

Disparates 0.3

LA NIEBLA SE ESCONDE Y DUERME EN LOS LIBROS

Le numéro 3 de la revue Disparates du Guayabo Colectivo vient de sortir

Revue en vente à Ombres Blanche, Maison Blanche, Terra Nova et au Récantou



dimanche 22 février 2015

Ce carnet s'appelle DEVIATION DE TRAJECTOIRE

CARNET EN COURS DE REALISATION


Trajectoires bifurquées, réappropriées
Mots criés au creux d'un carnet

Un journal intime trouvé
Des phrases extraites
Des images de journaux
Déviations en échos

Jeu de collage
pour voyager 

Aux commissures des lèvres
fine frontière
entre intime et politique


 




































Petit avant goût d'un projet de livre de d'une centaine de double pages dessinées

CARNET De L'autre côté

CARNET DE L'AUTRE CÔTé / journaux découpés





Un jour une image
extraite du journal
Passons de l'autre côté
pour voir ce qui est découpé
une interrogation superposée